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Histoires de Polygamie Africaine


Frédérique Jouval

Pour toute une génération d’africains, particulièrement de l’Afrique de l’Ouest, la polygamie est si profondément ancrée dans leur principe de vie qu’ils la perpétuent en France “comme au pays", au risque d’enfreindre la loi de la République. Les femmes disent: “c’est comme ça chez nous“, mais derrière tout cela... Je suis partie en France et au Mali, à la rencontre de familles polygames. Cette rencontre a fait émerger des choses dures, douloureuses, avec des mots comme asservissement à l’autorité parentale, "décohabitation", jalousies entre les femmes, déni d’enfants, contamination par le VIH... Mais elle a fait émerger aussi autre chose, de plus indéfinissable, qui dépasse l'idée d'un quelconque jugement ou condamnation. Car j’ai aussi pu vivre auprès de familles heureuses, perpétuant naturellement une véritable tradition culturelle. Une tradition culturelle qui semblait, au moins au temps des origines, prendre en compte le bien-être des femmes et des enfants. Le "Temps des origines" ... un temps peut être mythique, fait de chasse et de guerres tribales. Un temps où la mort pouvait frapper à tout moment le chef de famille, laissant seuls femmes et enfants. La polygamie représentait alors le début d'une garantie de sécurité pour la famille du défunt, celle - ci étant systématiquement prise en charge par le frère, ou par tout autre homme proche de la famille. Ce souci du bien être de la communauté s'est perpétué jusqu'à nos jours, alors même que les conditions de vie ont profondément changé, et n'apportent plus la même justification.


 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071301

Ladji Djimba et ses trois épouses. C’est son père qui lui a choisi ses épouses. Lui même ne souhaitait pas vraiment vivre en polygamie mais selon la coutume, il ne peut se soustraire à la volonté de son père. Ladji Djimba vient de l’ethnie des Peuls qui sont dans l’ensemble, des personnes d’une grande clarté dans leur relation. Très rares sont les problèmes de mésentente entre les coépouses dans cette ethnie.

Baala, Mali - 19/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071313

Foulematou, seconde épouse. « Tu n’as pas le choix, ce sont tes parents qui décident ». Foulématou a à peine quinze ans quand elle fait la connaissance de son mari et de la première épouse, qui, jusqu’à ce jour ne l’a jamais acceptée. Pendant des années, la communication a été très mauvaise avec la première épouse et elle s'est longtemps sentie très seule. Elles se disputent beaucoup, parfois devant le mari qui intervient avec justesse, mais ne calme pas leurs colères pour autant. Elle aime son mari, et le trouve équitable. À son grand désarroi, elle a eu un seul enfant avec lui, un fils qui a vingt ans aujourd’hui.

Tantujy, Mali - 18/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071588

Lieu de cuisine

Baala, Mali - 08/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071351

Aminata, seconde épouse de Sirima. Aminata, avait quatorze ans quand son père l’a donnée a Sirima pour qu’elle soit la seconde épouse. Son arrivée dans le foyer n’a pas été sans douleur pour la première épouse qui, accusée d’être jalouse, a dû affronter les réprimandes de sa belle famille ainsi que la colère de son mari.

Baala, Mali - 15/05/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071353

Sirima a trois épouses. Le premier mariage a été arrangé par ses parents. La seconde épouse est sa cousine, alors âgée de quatorze ans que son oncle lui a offerte, afin de resserrer les liens familiaux. Fanta sa troisième épouse est sa rencontre d’amour. Elle avait été marié a un homme qui les avait laissées elle et sa co-épouse à la charge de ses parents sans jamais revenir. Fanta de retour dans son village d’origine a fait la rencontre de Sirima.

Baala, Mali - 20/12/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071350

Sirima au centre est entouré de ses seize enfants dont l’aîné, vingt-deux ans, tient dans ses bras son premier enfant. Le plus jeune des enfants de Sirima a 9 mois. Ses trois épouses sont debout au dernier rang.

Baala, Mali - 15/05/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071401

Aminata, seconde épouse, France. Aminata est une seconde épouse, mauritanienne domiciliée en France avec ses sept enfants. Pour renouveler sa carte de séjour après la promulgation de la loi Pasqua, elle a dû entamer une procédure de divorce qu’elle a obtenue en 2000. Désespérée de ne pas trouver de logement, elle vit toujours en cohabitation chez son mari avec la première épouse, qui ne l’a jamais acceptée. Les enfants de ce premier mariage la battent. Les siens ont peur et n’osent pas réagir.

Bobigny, Île de France, France - 14/11/2003

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071587

Lieu de cuisine

Komodindé, Mali - 05/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071407

Dans la cour de la prison des femmes de Bolé (Bamako, Mali), Sally Ballo est incarcérée pour infanticide. Maltraitée par la première épouse de son père, elle a fui son village pour essayer de gagner sa vie en ville comme femme de ménage. Tombée amoureuse d'un homme, elle est rapidement enceinte. Son compagnon repart dans son village, en promettant de revenir. En réalité il l'abandonne. Après avoir accouché, elle donne la mort à son enfant.

Bamako, Mali - 18/05/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071411

Neïmouna, seconde épouse. Ses parents lui arrangent un mariage avec l’obligation de l’accepter. Neïmouna refuse, elle se sent trop jeune pour se marier. Ses parents l’attachent et la battent. Mariée, elle rejette son mari, il la viole. Après la première nuit, elle s’enfuit dans la brousse pour se cacher. Elle est retrouvée quelques semaines plus tard et ramenée au foyer. Son mari a fait venir son père. Neïmouna pensait que sa fuite ferait annuler le mariage et que son père était venu la chercher. Au contraire, il l’encorde, la bat, et menace de la tuer si elle s’acharne à refuser ce mariage. C’est l’honneur de son père qui est en jeu, le mariage ne peut être annulé.

Baala, Mali - 07/01/2006

femme et son enfant, enfant, enfant dans les bras de sa mère, mère, femme allongé avec son fils,femme et son fils sur un lit,

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071344

Bassili est un adolescent rejeté par son père. Selon la coutume, en Afrique de l'ouest, les enfants appartiennent au père, pas à la mère. Bassili a huit ans quand sa mère, première épouse ne supportant plus la seconde épouse, décide d'abandonner mari et enfants. Ces derniers en subissent les conséquences. Le père, sous l'emprise de la fraîcheur de sa seconde épouse, est loin d'être impartial. Pendant toutes ces années la seconde épouse n’a jamais voulu que ses enfants communiquent avec les enfants de la première. A la suite d'une dispute avec l'un des enfants de la seconde épouse, Bassili est jeté à la porte sans autre forme de procès. Il est actuellement livré à lui-même. "Pourquoi ils font des enfants si c'est pour les abandonner comme ça ?"

Bamako, Mali - 18/11/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071355

Hawa, première épouse. Contaminée, Hawa découvre sa séropositivité lors de sa quatrième grossesse. Son mari, convoqué a l’hôpital pour faire un test de dépistage, n’a jamais voulu communiquer ses résultats. Le deuxième enfant de celui-ci, issu de sa seconde épouse, est en permanence malade de façon anormale. Pour ne pas perdre la face vis à vis de la famille et de son voisinage, le mari évite tout nouveau contact entre son enfant et l'hôpital.

Kayes, Mali - 30/11/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071318

Abbas, 13 ans, a été trouvé il y a deux ans lors de la tournée nocturne d’une association qui s’occupe des enfants des rues. La première épouse de son père attise les discordes entre ses enfants et ceux de la mère d’Abbas, la seconde épouse. Il arrive que les deux femmes se bagarrent violemment jusqu’à ce que les voisins interviennent pour les séparer. À son retour, le père prend systématiquement la défense de sa première épouse et menace sa deuxième épouse de la tuer. Abbas se dispute un jour avec un de ses demi-frères, la première épouse intervient pour le taper avec un pilon en bois, et, ne pouvant l’atteindre, elle attrape un couteau de cuisine et le blesse à l’épaule. Sa mère lui demande de partir. Étant l’aîné de ses trois frères, Abbas se sent responsable, et va mendier dans les rues de Bamako. Il est prêt à tout supporter pour aider sa mère. Dès qu’il a récolté un peu plus d’argent que le minimum nécessaire pour se nourrir, il va le lui donner. Dans la majorité des cas, les enfants sont les premières victimes des haines entre les coépouses.

Bamako, Mali - 14/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071409

Ambiance chambre

tantujy, Mali - 20/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071342

Djénéba, seconde épouse de Makan. Djénéba tombe amoureuse de son futur mari à l’âge de quatorze ans. Lui n’était pas encore marié. Il est l’unique homme qu’elle ait rencontré jusqu'à ce jour. Elle est à huit mois de grossesse de son troisième enfant quand elle apprend qu’elle a contracté le VIH sida. Makan, son époux, avait caché sa séropositivité à ses deux femmes. Par chance le troisième enfant de Djénéba n‘est pas contaminé. Mais Tata, la fille de la première épouse âgée de six ans l’est. Elle est sous traitement quotidien. Elle ne sait pas encore si son dernier enfant de dix mois est contaminé ou non. Sa foi en Dieu l’aide à surmonter cette épreuve.

Kayes, Mali - 23/11/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071314

Makan est marié à deux femmes et père de sept enfants. C’est en faisant des analyses de contrôle suite à une maladie qu’il découvre sa séropositivité. Pendant près d’une année, craignant la réaction de ses épouses, il est resté silencieux. Ses deux épouses et l’une de leurs filles âgée de six ans ont contracté le VIH SIDA. Makan et sa deuxième épouse sont sous traitement quotidien.

Bamako, France - 23/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071404

Fatou, seconde épouse. Fatou, veuve, était la seconde épouse de son mari. Celui - ci est décédé il y a quatre ans à la suite de graves problèmes pulmonaires, sans que l’hôpital ne dise à Fatou quelle en était la cause. Une campagne d’information et de dépistage sur le sida l’interpelle. Elle apprend alors sa séropositivité et comprend que son mari était contaminé. La plus jeune de ses cinq filles, âgée de dix ans, est également séropositive. Fatou s’investit activement dans une association de lutte contre le sida avec laquelle elle milite en créant des programmes de sensibilisation dans la région de Kayes. Elle est sans nouvelles de sa co-épouse qui a quitté le foyer avant l’aggravation de la maladie de son mari.

Kayes, Mali - 22/12/2005

avec autorisation verbal

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071287

Fanta, première épouse. Fanta, mariée à l’âge de dix-sept ans, a vu son mari s’éloigner d’elle à l’arrivée de sa seconde épouse. Il l’ignore totalement pendant qu’elle gagne sa vie en vendant des produits sur le marché. Lorsqu’il tombe malade, le mari demande pardon à Fanta. Sans ressource, il compte sur elle pour régler les frais médicaux. Généreuse, elle s’occupe de lui jusqu’à son décès et prend aujourd’hui en charge sa co-épouse et leurs quatorze enfants. Le maigre revenu ne suffit pas pour acheter la quantité de riz nécessaire pour se nourrir.

Bamako - 14/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071583

Ambiance chambre

Bamako, Mali - 00/00/0000

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071354

Aïssetou, seconde épouse. Aïssetou a grandi au Burkina Fasso chez un de ses oncles chez qui elle était heureuse. À seize ans, sa famille organise un mariage forcé au Mali à son insu. Sommée de rejoindre son mari, elle fuit dans la brousse. Rattrapée par ses oncles, son mari la viole devant eux. Aujourd’hui, sa co-épouse l’accuse de l'empoisonnement de sa petite fille dont elle lui avait laissé la garde. Elle attend son jugement et risque une peine de vingt ans de prison. Elle clame son innocence, l’accusation ayant été selon elle, portée par pure jalousie. La directrice de la prison, qui a la certitude de son innocence, l'a placée hors de la prison dans une association pour les femmes veuves délaissées, et déshéritées. Elle s'y sent bien, même si elle y attend toujours son procès.

Bamako, Mali - 17/11/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071316

Fanta, première épouse et sa co-épouse. Fanta a vécu en monogamie avec son mari, Amadou, pendant cinq années. Un jour, le père d'Amadou a choisi pour son fils une seconde épouse, qu’il n’a pu refuser. Le mari, séduit par la jeunesse de cette dernière, n’a plus eu d’attentions à l’égard de Fanta. Malgré cela, la co-épouse "n'a pas cherché d'histoires", et les deux femmes se sont tolérées sans conflits. Le mari aujourd’hui décédé les a laissées sans ressources. Fanta subvenait déjà aux besoins de la famille en vendant des légumes. Elle a pris en charge sa co-épouse et les sept enfants encore en bas âge. Elles en ont quatorze à elles deux. Leur maigre revenu ne suffit pas pour acheter la quantité de riz nécessaire pour se nourrir.

Bamako, Mali - 08/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071403

Gogo, seconde épouse. Gogo rencontre son futur mari et accepte de l'épouser alors qu'il a déjà une première épouse. Aujourd'hui le foyer est composé de quatre épouses. Gogo, d'un ton très retenu, dit accepter sans peine cette cohabitation.

Kati, Mali - 13/01/2006

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Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071405

Sa première épouse est la rencontre d'amour. Les trois suivantes sont les femmes de ses frères qu'il a du épouser après leur décès.

Kessignané, Mali - 29/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071586

Marié à trois épouses, Brahima Ba vient de l'ethnie des Peuls qui, dans l'ensemble sont des personnes d'une grande clarté.

Tantujy, Mali - 28/11/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071578

Ladji Djimba, marié à trois épouses. C’est son père qui lui a choisi ses épouses. Lui - même ne souhaitait pas vraiment vivre en polygamie mais selon la coutume, il ne peut se soustraire à la volonté de son père. Ladji Djimba vient de l’ethnie des Peuls qui sont dans l’ensemble des personnes d’une grande clarté dans leur relation. Très rares sont les problèmes de mésentente entre les coépouses dans cette ethnie.

Baala, Mali - 05/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071343

Coumba, sixième épouse. Coumba a quinze ans quand ses parents lui arrangent un mariage avec un homme. Ils ont deux enfants, mais la relation s'avère très violente. Elle est régulièrement battue par son mari. Des amis l’aident financièrement pour qu’elle puisse retourner dans sa famille. Elle se marie une seconde fois avec un homme plus âgé, qui l’avait remarquée alors qu’il était venu séjourner dans son village. Elle le suit à Bamako où il vit, et découvre avec horreur qu’elle est la sixième épouse. La première épouse est une vraie tortionnaire qui la frappe. Néanmoins, elle entretient de bonnes relations avec les autres co-épouses, notamment avec la quatrième épouse et ses enfants. Elle s'occupera d'eux quand cette dernière décédera. Le mari restait deux nuitées par épouse. Coumba le voyait ainsi tous les douze jours pendant quarante-huit heures. Son mari est maintenant décédé depuis cinq ans. Coumba est sans argent, avec un fils de vingt-deux ans qui depuis sept ans, est devenu malade mental. Les quelques choux qu’elle vend au marché ne suffisent pas à subvenir à leur quotidien, même si le fils de la quatrième épouse, maintenant adulte et marié, l’aide financièrement quand il le peut. Coumba est fatiguée par la vie.

Bamako, Mali - 08/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071585

Ambiance chambre

kayes, Mali - 19/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071805

Fatoumata , première épouse, France. Fatoumata vivait en France depuis quinze ans avec son mari, quand celui-ci ramène une seconde épouse du pays. Elle se sent “trahie dans son cœur“. Non seulement elle n’a plus sa place dans le foyer, mais le F3 devient très juste pour loger deux femmes, leurs enfants , dix en tout, et le mari. Elle refuse de vivre ainsi et prend la décision de s’enfuir. Elle part avec ses cinq enfants laissant tout derrière elle et entame une procédure de divorce. De ce fait, elle est rejetée par sa communauté et vit la galère avant de pouvoir se reconstruire petit à petit.

Chanleloup Les Vignes, Île de France, France - 20/12/2003

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071804

Fatoumata, seconde épouse, France. Fatoumata est une seconde épouse ayant décohabité. Certaines municipalités (Mantes-la-jolie, les Mureaux…) aident des familles en ménage polygame à obtenir un logement pour la seconde épouse et ses enfants. Bien souvent celle ci doit divorcer. Comme il se doit, selon la coutume, le mari continue de partager équitablement son temps auprès de ses épouses.

ïle de France, France - 13/11/2003

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071288

Diarra et ses trois épouses. Diarra est âgé de 20 ans en 1968 quand il vient chercher du travail en France. En 1974, il retourne au Mali et se marie avec sa première femme auprès de laquelle il reste deux ans avant de repartir pour la France. Il la laisse seule avec les enfants sous la responsabilité de ses parents, charge à lui de les entretenir. Une décennie plus tard il propose à sa première épouse une seconde femme qui la soulagerait dans les divers travaux à effectuer. Piler le mil, cultiver aux champs, s’occuper des enfants, cuisiner pour toute la grande famille… Plus tard il recueille la femme et les enfants d'un ami décédé, et la prend comme troisième épouse. Durant huit ans, il a travaillé seize heures par jour, ce qui lui a permis de financer la construction en dur de sa nouvelle maison. Tous les ans, il retourne au pays passer trois à quatre mois avec sa famille et ses trois épouses.

Yaguiné, Mali - 22/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071589

Ambiance chambre

kessignané, Mali - 12/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071317

Séga, troisième épouse vivant en dehors de la maison familiale. Séga a vécu douze ans en concubinage avec Anara, avec lequel elle a eu cinq enfants. Elle refuse de l’épouser parce qu’une femme en Afrique de l'ouest, une fois mariée, ne peut plus travailler. Elle poursuit ainsi ses études d’infirmière. Elle a 27 ans quand son bienaimé décède. À 29 ans, elle rencontre son deuxième mari qui a déjà une première épouse. Forte tête, elle est en conflit avec lui. Ils ont un fils ensemble, mais elle demande le divorce au bout d’une année de vie commune. Elle exerce déjà la profession d'infirmière, et consacre beaucoup de temps à ses malades. Quelques années plus tard, ne voulant pas que son fils grandisse sans lui, son deuxième mari la redemande en mariage. C'est un homme juste. Elle accepte. Mais, comme entre temps il avait pris une seconde épouse, elle sera cette fois ci en troisième position.

Bamako, Mali - 23/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071406

Ambiance chambre

Bamako, Mali - 22/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071582

Coumba Sylla, seconde épouse. Agée d'une soixantaine d'années, Coumba est veuve de son 1er mari. Après une année de deuil comme il se doit, elle accepte d’être la seconde épouse d’un homme, qui natif du village où elle vit est parti s’installer à la ville. Pour gagner un peu d'argent elle cultive son champ de maïs. Il est fréquent qu’une jeune veuve soit demandée en mariage afin de ne pas la laisser seule et démunie. De temps en temps, son mari revient au village passer quelques jours avec elle.

Komodindé, cercle de Illimané, Mali - 27/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071591

Coumba Sylla, seconde épouse. Agée d'une soixantaine d'années, Coumba est veuve de son 1er mari. Après une année de deuil comme il se doit, elle accepte d’être la seconde épouse d’un homme, qui natif du village où elle vit est parti s’installer à la ville. Pour gagner un peu d'argent elle cultive son champ de maïs. Il est fréquent qu’une jeune veuve soit demandée en mariage afin de ne pas la laisser seule et démunie. De temps en temps, son mari revient au village passer quelques jours avec elle.

Komodindé, cercle de Illimané, Mali - 27/12/2005

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071286

Fatou, seconde épouse. Fatou qui n'est pas très érudite pour gagner de l'argenta beaucoup de chance. Après le décès de son mari, les tabous de la jalousie épuisés, sa co-épouse plus volontaire l'a prise en charge, elle et ses sept enfants.

Bamako, Mali - 25/01/2006

 

Frédérique Jouval / Picturetank JOF0071849

Aminata, seconde épouse, France. Aminata est une seconde épouse, mauritanienne domiciliée en France avec ses sept enfants. Pour renouveler sa carte de séjour après la promulgation de la loi Pasqua, elle a dû entamer une procédure de divorce qu’elle a obtenue en 2000. Désespérée de ne pas trouver de logement, elle vit toujours en cohabitation chez son mari avec la première épouse, qui ne l’a jamais acceptée. Les enfants de ce premier mariage la battent. Les siens ont peur et n’osent pas réagir.

Bobigny, Île de France, France - 14/11/2003



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